L'après-dieselgate : la confiance dans le diesel s'érode
Quelques mois après l'éclatement du scandale des moteurs truqués, le diesel voit son image durablement écornée et son recul s'accélère.
Le scandale des moteurs diesel truqués, révélé fin 2015, a agi comme un électrochoc. Au-delà du constructeur directement visé, c'est toute l'image du diesel qui en sort abîmée auprès du grand public et des pouvoirs publics.
En Belgique, le mouvement de désaffection vis-à-vis du diesel, déjà amorcé, s'accélère nettement. Les acheteurs particuliers, en particulier ceux qui roulent peu, se tournent de plus en plus vers l'essence, dont les motorisations modernes ont par ailleurs beaucoup progressé en sobriété.
Les villes commencent à évoquer des restrictions de circulation pour les véhicules les plus polluants, ce qui ajoute à l'incertitude sur la valeur de revente future des diesels anciens. La fiscalité et les zones de basses émissions deviennent des sujets de premier plan.
Le diesel n'est pas mort pour autant : pour un gros rouleur sur autoroute, un diesel récent et bien entretenu reste pertinent. Mais le réflexe « diesel par défaut » qui dominait depuis des décennies, lui, appartient désormais au passé.